| 18 mars 2010 | Ajoutez JDM à vos favoris |
|
|
• Acceuil Le Maroc bel et bien en crise29 avril 2009 · Baisse des exportations de 18% au 1er trimestre · Tourisme, transfert MRE, textile et équipement automobile dans la tourmente · Les mesures pour en tirer profit Comme à son habitude, Zouhair Chorfi a fait forte impression, lors de la conférence-débat organisée par le centre de recherche links de la Faculté de Hassan II de Casablanca, le 7 mai dernier. Le directeur du Trésor a, ainsi, répondu, avec brio, à toutes les interrogations et interpellations dont il a fait l’objet au cours de ce séminaire. Il faut dire que le thème est important : « L’économie marocaine dans le nouveau contexte économique mondial : quelles perspectives ? ». Et les attentes des opérateurs aussi. Quid de l’économie marocaine ? Celle-ci, contrairement à beaucoup d’autres, se porte bien notamment grâce au secteur agricole, même si ce dernier cède du terrain face aux autres secteurs, depuis les 5 dernières années (les services financiers, le tourisme…). De plus, « le solde budgétaire est excédentaire, pour la première fois depuis 5 ans », se réjouit Chorfi. En effet, la loi de Finances a été exécutée avec un excédent de 0,5% grâce à des recettes fiscales exceptionnelles. En effet, leur contribution au PIB est passée de 17% en 2004 à plus de 24% en 2008. Par conséquent, Chorfi relève les premiers signaux de la propagation de la crise au Maroc. La ponction de 11 milliards de DH des avoirs extérieurs à cause de la revue à la baisse de la prévision d’importation de biens et services à 6,5 mois (au lieu de 8 mois auparavant). Autre impact, la baisse des transferts de MRE qui se traduit par un recul sensible de 15% à pas plus de 3 milliards de DH durant les trois premiers mois de l’année. Idem pour les recettes touristiques qui se replient de 20% au cours du 1er trimestre, mais paradoxalement il y a une augmentation du nombre de nuitées et d’arrivées. « Un lien difficile à établir », précise Chorfi. Le rythme des exportations, à son tour, se replie de 18% (hors OCP) au 1er trimestre. Bien sûr dans ces exportations, il y a le textile où la rupture est très nette. « On exporte de moins en moins mois après mois », indique-t-il. A fin mars, elles se déprécient de 11%. Pis encore pour les équipementiers automobiles qui se retrouvent avec des replis de 40 à 50%. In fine, ces différentes composantes impactent la croissance. Comment alors remédier à cela ? Trois types de mesures : pour les entreprises exposées, l’Etat leur garantit un fonds de roulement à hauteur de 60%. Il propose également un moratoire de rééchelonnement de leur dette pour 2009. Second volet, la poursuite de la promotion des exportations par la prise en charge de 80% des dépenses des entreprises qui vont prospecter les marchés internationaux. Et pour tous les produits d’assurance à l’export, l’Etat a baissé le taux à 1% au lieu de 3 auparavant. Le troisième niveau est la préservation des emplois. Ainsi, L’état s’engage à financer 20% de la masse salariale pour les entreprises qui ont fait l’effort de préserver l’emploi. Actuellement, plus de 200 entreprises ont déjà bénéficié de ce mécanisme. S’ajoute à cela la mise en place d’un fonds de garantie de l’ordre de 50% pour l’accès au logement (800.000 DH) de la classe moyenne. Enfin, l’accélération du rythme des investissements publics. « A fin mars, nous avons déjà engagé 40% des dépenses d’investissement de la loi de Finances », révèle Chorfi. Alors que généralement c’est pendant le second semestre que cela se fait. Le but est de maintenir l’activité. M. A. B. www.leconomiste.com Suite de l'actualité nationale et internationale
En ce moment sur les Forums
|
| [Edité par: JDM MULTIMEDIA] [Publicité] [Syndication] [Mentions légales] [Annuaire Web ] [Forums] [SPIP] [PHPBB] [RSS] JDM vous recommande Mozilla Firefox pour une navigation plus saine. |
||
