| 28 août 2008 - | Ajoutez JDM à vos favoris |
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• Acceuil L’eau au centre des débats : Marrakech accueillera la deuxième édition de l’art du jardin du 10 au 13 avril prochain18 février 2008 Et de deux pour le festival de l’Art du jardin. Initiée par le magazine spécialisé « Jardins du Maroc, Jardins du Monde », la deuxième édition du festival se tiendra à Marrakech du 10 au 13 avril prochain sur le thème « L’économie de l’eau et les enjeux que représentent les politiques hydrauliques dans le monde pour l’avenir de notre planète ».
Cette nouvelle édition baptisée « Jardin’ Art 2008 », sera marquée par la participation de chercheurs, hydrologues, agronomes, écologistes et paysagistes. « Nos besoins en eau s’accroissent tous les jours alors que les ressources hydriques s’amenuisent et certaines réserves d’eau exploitées aujourd’hui par les hommes ne sont plus renouvelables. Dans le monde, l’eau est inégalement répartie. Certains pays en ont trop, d’autres en manquent cruellement. Par ces manques (notamment la sécheresse) et ces excès (comme les inondations), l’eau pose à l’humanité des problèmes de survie. Avoir accès à un point d’eau ne signifie pas forcément avoir accès à l’eau potable. Ainsi, le problème de manque d’accès à l’eau ne se pose pas seulement dans les pays marqués par la sécheresse, il se pose également dans des pays où il pleut beaucoup. L’Afrique sub-sahélienne et saharienne, le Proche- Orient et l’Asie centrale sont les régions du monde les plus touchées par les sécheresses chroniques. L’irrigation, à elle seule, absorbe 90% des besoins en eau. La gestion des ressources hydriques au Maroc comme dans d’autres pays du Maghreb nécessite un meilleur suivi pour optimiser la distribution de l’eau et faire face aux conséquences des sécheresses. Il n’existe pas, en effet, un équilibre dans la répartition des ressources en eau dans notre pays qui est caractérisé par un climat fortement contrasté. Les ressources hydriques au niveau national restent principalement influencées par une irrégularité annuelle et une variabilité inter-annuelle des pluies. Les spécialistes relèvent également une hétérogénéité de la distribution des précipitations sur le territoire marocain. Par ailleurs, l’alternance de saisons de forte hydraulicité et de périodes de sécheresse de durée variables est également élément dominant dans le contexte marocain. Pourtant, le Royaume dispose de quantités importantes d’eau de surface. Selon des chiffres officiels, sur l’ensemble des ressources en eau disponibles évaluées à 29 milliards de m3, seuls 19 milliards de m3 sont actuellement mobilisables dans des conditions techniques et économiques acceptables. Par ailleurs, l’eau de surface, qui représente les deux tiers du potentiel en eau, subit des fluctuations d’apports importantes selon l’hydraulicité de l’année. Pour assurer en permanence les besoins des consommateurs marocains en eau, il est nécessaire de maîtriser les apports d’eau des années humides pour garantir les besoins notamment pendant les périodes de sècheresse. Pour cela, l’utilisation des ressources en eau devrait obéir à une politique de consommation rationalisée. En effet, certaines régions ont beaucoup souffert des dégâts économiques causés par des problèmes liés à l’eau : inondations, sécheresse et pollution. La sécheresse, à titre d’exemple, menace la sûreté hydraulique et nutritionnelle. « Cet événement tire son importance du fait que les changements climatiques constatés ces dernières années (désertification, baisse du niveau de la nappe phréatique et la salinisation des eaux souterraines), constituent des signes inquiétants et alarmants pour que la communauté internationale se mobilise davantage pour changer les comportements des consommateurs vis à vis de cette denrée vitale pour l’existence humaine », affirme les organisateurs du festival. Un programme éducatif, artistique et scientifique a été conçu afin de faire de cette manifestation un rendez-vous incontournable pour les scientifiques et écologiques. Bien évidement l’accent sera mis sur la question de l’eau. Les organisateurs promettent un programme intéressant notamment des tables rondes et des expositions, un salon des professionnels du jardin et de l’environnement. « Nous avons programmé avec des écoles et des association plusieurs ateliers encadrés par des éducateurs et des artistes pour faire participer la jeune génération à la protection de l’environnement. La programmation du festival vise à sensibiliser grands et petits à la problématique de l’environnement à travers des activités ludiques et didactiques », conclut Benchaabane Abderrazzak. Les eaux de surface Décidément, le mois d’avril sera marqué par l’organisation de plusieurs manifestations en rapport avec l’eau. En effet, dans le cadre d’un partenariat entre la Banque islamique de développement (BID) et l’Office national de l’eau potable (ONEP), le Centre de formation aux techniques de l’eau de l’ONEP (CFTE) organise une session de formation sous le thème « Traitement des eaux de surface ». Selon les responsables à l’ONEP, cette session de formation est de contribuer au renforcement des capacités des pays en voie de développement dans le domaine du traitement des eaux de surface, et de faire bénéficier les compétences africaines de l’expérience et du savoir-faire marocain dans le domaine du traitement de l’eau potable. La formation se déroulera en langue française du 24 mars au 4 avril 2008, au Centre de formation aux techniques de l’eau à Rabat. Elle bénéficiera à 15 ingénieurs et techniciens occupant des fonctions techniques dans des organismes publics ou privés d’eau potable. Par Mohamed BADRANE | LE MATIN www.lematin.ma Suite de l'actualité nationale et internationale
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