| 28 août 2008 - | Ajoutez JDM à vos favoris |
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• Acceuil Sortie d’"Astérix aux jeux Olympiques", mieux exportable... mais moins drôle30 janvier 2008 Nettement moins drôle que "Mission Cléopâtre" signé par Alain Chabat, "Astérix aux jeux Olympiques", coréalisé par Thomas Langmann et Frédéric Forestier, déferle mercredi dans 1.074 salles en France, un record. A sa sortie en 2002, "Astérix et Obélix : mission Cléopâtre" avait conquis 14,5 millions de spectateurs en France par son humour absurde, basé sur une avalanche d’anachronismes et sur le délire verbal de l’acteur et humoriste Jamel Debbouze, irrésistible en "Numérobis", l’architecte de Cléopâtre. Ce troisième opus tiré d’un album de BD éponyme signé par Goscinny et Uderzo se veut plus fidèle à l’oeuvre originale, comme l’était déjà "Astérix et Obélix contre César" réalisé par Claude Zidi en 1999 - pas aussi drôle mais mieux exportable, car moins basé sur des références françaises. Ici, Astérix - pour la première fois incarné par Clovis Cornillac, qui succède à Christian Clavier - et Obélix alias Gérard Depardieu, tentent de déjouer les ruses de Brutus (Benoît Poelvoorde), le fils de l’empereur romain César (Alain Delon). Celui-ci veut épouser la Princesse Irina, promise au vainqueur des JO et convoitée par Alafolix, un jeune Gaulois romantique (Stéphane Rousseau). Très attendu par le grand public - en partie grâce à une vaste campagne publicitaire de quatre mois - il ne l’est pas moins par les exploitants de salles, pour relancer une fréquentation plutôt morose ces derniers mois. Mais si les moyens financiers déployés (78 millions d’euros) sautent aux yeux dès les premiers plans - vaste travelling avant filmé à l’hélicoptère, image truffée d’effets numériques.. - le film manque vite de fantaisie. Au sein d’une distribution pléthorique en stars, certains acteurs semblent perdus - en particulier José Garcia alias "Couverdepus", affublé d’une fausse mâchoire et d’énormes lunettes carrées qui anesthésient sa puissance comique. Peu dotés en répliques drôles, les deux héros Gérard Depardieu et Clovis Cornillac font pâle figure, éclipsés par un Benoît Poelvoorde qui se livre à un véritable "one man show" au-delà du cabotinage. De son côté, en empereur romain Delon se livre à un sidérant numéro d’auto-parodie où il devient sa propre marionnette - "César est un +Guépard+, un +Samouraï+, il ne doit rien à personne, ni à +Rocco ni à ses frères+, ni au Clan des Siciliens+", lance-t-il, dans un clin d’oeil à tous ses succès passés. La réalisation de cet "Astérix aux jeux Olympiques" pêche souvent, faisant primer le rythme échevelé de l’action, et les décors paraissent curieusement dépourvus de clins d’oeil humoristiques. A la fin, Jamel Debbouze - suivi d’un cortège de sportifs Zinedine Zidane, Tony Parker.. - apparaît pour quelques séquences : avec lui le film glisse enfin vers le délire tant attendu tout au long d’"Astérix aux jeux Olympiques". © 2008 AFP Suite de l'actualité nationale et internationale
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