| 29 août 2008 - | Ajoutez JDM à vos favoris |
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• Acceuil Nouvelle station d’épuration à Nouaceur30 janvier 2008 Le projet sera implanté au sud-ouest de l’aéroport Mohammed V sur une superficie de onze hectares Le projet de la nouvelle station d’épuration de la province de Nouaceur va enfin voir le jour. Construit par l’ONDA avec l’assistance technique de la Lydec en tant que délégataire dans cette zone, ce projet va résoudre le problème de l’assainissement de toute la zone. Il a pour objectif la réalisation d’une nouvelle station de traitement et d’épuration des effluents liquides de la zone aéroportuaire de Nouaceur à l’horizon 2025. Cette station sera implantée au sud-ouest de l’aéroport Mohammed V sur une superficie globale de 11 ha. Son délai de réalisation est de 12 mois. Le lancement des travaux est prévu en ce début d’année 2008. Les eaux épurées seront destinées à l’arrosage des espaces verts aéroportuaires, au nettoyage des locaux et à l’irrigation agricole. Les sites bénéficiaires de cette station sont respectivement la plate-forme aéroportuaire, l’aéropole de Nouaceur, la Cité de l’air, projet Ennakhil et le futur projet des Logements militaires (ALEM), étalé sur 300 ha. La station comprend deux lignes de traitement. La première est spécifique au traitement des effluents industriels et la seconde est composée de deux batteries de traitement biologique à boues activées des effluents à caractère domestique. Les concepteurs du projet ont dimensionné la ligne de traitement des effluents à caractère industriel de façon à couvrir les besoins de l’ensemble des sociétés à l’horizon 2025. La ligne de traitement domestique est également dimensionnée sur la base des débits actuels et des hypothèses traduisant les perspectives de développement des différentes activités de la zone aéroportuaire de Nouaceur. En effet, la première batterie de cette ligne aura une capacité moyenne de traitement de 3.600 m3/j, soit 150 m3/h entre 2008-2015. La réalisation de la deuxième batterie portera cette capacité moyenne à 7.200 m3/j, soit 300 m3/h. Bref, cette nouvelle station d’épuration est conçue pour faire face à la forte croissance industrielle sur le site de Nouaceur et de la population. Elle traitera la totalité des effluents résiduaires produits par la ville de Nouaceur. Ce nouvel équipement sera capable d’absorber les volumes d’eaux parasitaires pouvant transiter par le réseau d’eaux usées. Il est à signaler que l’Office national des aéroports gère l’approvisionnement en eau potable, l’assainissement et le traitement des eaux usées, y compris celles provenant de la Cité de l’air et dernièrement celles aussi des nouveaux logements de Hay Ennakhil. La collecte des eaux usées se fait en mode gravitaire dans des tuyaux en BA, les eaux résiduaires sont ensuite reprises par un ensemble de stations de relevage pour être finalement acheminées vers la station de traitement (STEP). La station d’épuration actuelle est construite suivant les standards américains des années 50. En 1983, une réhabilitation des installations de traitement a été effectuée pour répondre à l’essor socio-économique autour de l’aéroport et pour contenir les charges polluantes rejetées. Elle a pour objectif de traiter les effluents pollués avant leur rejet dans le milieu récepteur naturel, notamment par la lagune d’infiltration située au nord de l’aéroport. Le procédé d’épuration comporte la neutralisation à la chaux, le dégrillage et le relevage suivi d’un traitement biologique des effluents liquides comprenant un séchage des boues. Les eaux arrivant de deux stations de relevage (aéroport et Cité de l’air) sont traitées à la chaux puis reprises par une station de relevage et envoyées vers quatre décanteurs digesteurs (fosses d’Imhoff). Les eaux clarifiées sortant du décanteur sont envoyées vers la chloration alors que les boues décantées subissent une digestion dans la partie basse de la fosse. Les fosses de digestion sont vidangées de leurs boues tous les deux à trois mois, ces dernières sont évacuées vers des lits de séchage à l’air libre où elles seront déshydratées puis évacuées. Les eaux claires subissent une chloration dans un bassin de contact avant d’être envoyées finalement vers la zone d’infiltration pour le polissage final. Les gaz issus de la fermentation anaérobique sont rejetés vers l’atmosphère. Programme d’assainissement liquide Le programme national d’assainissement liquide et d’épuration des eaux usées mis au point vise à résorber le retard enregistré dans ce secteur, de restaurer la qualité des eaux, d’atteindre un taux de raccordement global au réseau d’assainissement de 80 % et de réduire le taux de pollution de 60 % à l’horizon 2015.
Ce programme concerne 260 villes et centres urbains abritant une population totale de dix millions d’habitants en 2005. Par Abderrahman Ichi | LE MATIN www.lematin.ma Suite de l'actualité nationale et internationale
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