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• Acceuil L’économie sociale au Maroc : Cas des coopératives12 février 2008 - Lu 4442 fois - Par : BADR
Par Ahmed MESKINE Les pouvoirs publics accordent, de plus en plus, un grand intérêt au développement local : Régionalisation, Décentralisation, Déconcentration, Initiative Nationale du Développement Humain, etc…Ce développement local se base sur le développement de l’économie sociale et de l’économie solidaire en encourageant l’émancipation de la population et sa responsabilisation. Cette économie sociale et cette économie solidaire sont de plus en plus à l’ordre du jour aussi bien dans les pays du Nord que ceux du Sud surtout suite :
Dans cadre, cette étude appréhendera ce type d’économie au Maroc à travers le mouvement coopératif. Cependant, on ne s’attardera pas sur la distinction entre l’économie sociale et l’économie solidaire du fait que toutes les deux se rapprochent beaucoup et ont la même finalité en tant que corollaire du développement local. Ainsi, l’économie solidaire est une forme émergente de l’économie sociale, axée sur/vers les initiatives de développement local, de la réinsertion et de la lutte contre l’exclusion. S’associer, coopérer, mutualiser, tels sont les termes de l’économie sociale. S’associer veut dire s’unir, se grouper. Cooper, c’est agir avec quelqu’un ou plusieurs, le plus souvent, pour entreprendre ensemble la mise en œuvre d’une action, d’un projet, d’une activité productrice ou de service. Mutualiser c’est une action dans un système de solidarité dans un groupement de personnes physiques ayant un but social, de prévoyance ou d’entraide grâce aux cotisations de leurs adhérents. Pour donner une définition de l’économie sociale, on partira de son étymologie. Le concept de l’économie sociale est composé de deux termes qui se rapprochent parfois. Le concept « économie », notion qui fait référence à la production et à la vente des biens et services, augmentant la richesse collective en ayant l’entreprise comme forme d’organisation. Le concept « sociale » qui fait référence à la rentabilité sociale, c’est-à-dire l’amélioration de la qualité de vie et du bien être de la population et cela par l’offre d’un plus grand nombre de services et la création d’emploi. Il se dégage que l’économie sociale est l’ensemble des actions, des activités et des politiques visant principalement à répondre aux besoins sociaux de la collectivité dans son ensemble et plus particulièrement les besoins des personnes défavorisées ou vulnérables. Ainsi, l’économie sociale dépasse le cadre de la gestion sociale de la pauvreté en répondant à :
Composantes (acteurs) de l’économie sociale Tous ces acteurs sont devenus une nécessité, plus demandés, plus exigés aussi bien au niveau local et national qu’au niveau international. Au niveau national, les acteurs de l’économie sociale participent énormément à la politique et aux programmes de développement humain. Au niveau international, les acteurs de l’économie sociale sont très solliciter dans le cadre de la coopération Nord – Sud : partenariat avec le mouvement associatif, aide humanitaire véhiculée par les ONG, Jumelages et ses conséquences bénéfiques, liens de groupes à groupes, liens entre syndicats, liens entre partis, etc… Les mutuelles Au Maroc, le mouvement associatif est régit par le Dahir de 1958 ; il ne fait de distinction entre une association culturelle, sportive, politique ou autre. Le même Dahir régie aussi tous les groupements de personnes particulièrement : les syndicats et les partis politiques. Cependant, ces derniers (partis politiques) sont régis par une nouvelle loi promulguée dernièrement. Pour classer le mouvement associatif, certains auteurs proposent une typologie selon deux axes principaux en fonction de leurs finalités principales : D’autres auteurs ont proposé une autre typologie à savoir : Les relations entre l’Etat et le mouvement associatif sont en train de changer pour devenir des relations de partenariat que de domination du premier sur le second. Il faut rappeler que le mouvement associatif dans sa typologie actuelle est très récent. Par contre, ses fondements et ses pratiques sont très anciens au Maroc. En effet, la twiza (ou la collectivité au service du particulier) est une pratique associative très ancienne. Elle trouve encouragement dans la chariaa islamique. La twiza est un acte de société qui vise à réaliser une œuvre de bienfaisance en faveur de la collectivité ou des particuliers, généralement nécessiteux. C’est un comportement spontané dont l’objectif est d’unifier les forces humaines (et les moyens parfois) pour un développement équitable de la localité ou apporter l’aide à ces nécessiteux de la localité. Ainsi, une famille peut demander, grâce à la coutume twiza, la participation des villageois pour une tâche importante, à la simple condition (dans la mesure du possible) de nourrir les participants. La twiza est toujours considérée comme une véritable fête. Les coopératives Au Maroc, la coopérative est régie par le Dahir n°1-83-226 du 9 Moharrem 1405 (5 octobre 1984) portant promulgation de la loi n° 24-83 fixant Statut Général des coopératives et les missions de l’Office de développement de la coopération (ODECO) tel qu’il a été modifié par le Dahir portant loi n° 1-93-166 du 10 septembre 1993. La coopérative peut être définie comme étant « un groupement de personnes physiques qui conviennent de se réunir pour créer une entreprise chargée de fournir, pour leur satisfaction exclusive, le produit et le service dont ils ont besoin et pour la faire fonctionner et la gérer en appliquant les principes fondamentaux (les principes coopératifs) dont le but est d’améliorer la situation socio-économique de ses membres ». Avant de présenter d’autres définitions de la coopérative un peu plus bas, on peut se poser, à ce sujet, deux questions :
En France Le mouvement coopératif est régi par la loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947 portant statut de la coopération.
Après cette date, des textes législatifs et réglementaires particuliers aménagent, dérogent ou complètent cette loi générale afin de prendre en compte les spécificités des coopératives en fonction de leurs branches d’activités ; Il s’agit de la loi n° 85-703 du 12 juillet 1985 sur l’union d’économie sociale loi n° 92-643 du 13 juillet 1992 et des lois sur les sociétés commerciales.
Cet ensemble constitue un véritable « droit coopératif »
Parallèlement, il a été crée deux institutions nationales étatiques et une institution privée :
Au Sénégal Le mouvement coopératif est très développé au Sénégal. Les coopératives exercent dans plusieurs branches notamment : l’agriculture, les forêts, la pêche, l’artisanat, l’enseignement,…
Divers institutions ont été constituées par les coopératives pour soutenir ce mouvement coopératif :
Les coopératives au Maroc Origine du mouvement coopératif au Maroc Le mouvement coopératif au Maroc s’inspire de la Chariâa Islamique incitant à la solidarité. Ce mouvement a pour origine, l’organisation des métiers surtout les activités artisanales. Ces activités se sont développées dans le cadre d’une organisation coutumière spontanée dite « corporation ». Chaque corporation de métier était régie par une organisation présidée par « l’amine » et comprend le « mataâllem » (apprenti), le « maâllem » (maître artisan), le « snaiî » (ouvrier qualifié) et le « mouhtassib » (contrôleur de l’activité économique dans les domaines du contrôle de qualité, des prix et de l’arbitrage des litiges. Cadre juridique des coopératives au Maroc (ou droit coopératif) Comme il a été signalé en haut, le mouvement coopératif au Maroc est régi par les textes juridiques suivants : En ce moment sur les Forums
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