Si la gastronomie se rapporte à tout ce qui est en relation avec l’entretien de l’organisme et son maintien en bonne forme, c’est parce que cela relève du domaine de la science, de la politique et de la culture. C’est ce qui constitue un outil politique d’affirmation des identités culturelles.
Le plaisir gustatif et olfactif, étant la base fondamentale d’un savoir gastronomique, est l’élément essentiel pour la définition du mode de préparation, du choix des ingrédients et de l’assaisonnement. C’est aussi ce qui fait la différence entre les cuisines, de région en région.
Quand on évoque l’art culinaire, l’on ne parle pas seulement du plaisir, selon son théoricien, Anthelme Brillât- Savarin (1755-1826), auteur de la philosophie du goût (1826), « mais l’on touche à une connaissance raisonnée de tout ce qui a rapport à l’homme, en tant qu’il se nourrit ». Partant de cette définition simple l’on peut conclure que la gastronomie remet la nourriture aun centre de l’intérêt de tous.
Billât Savarin, voulait, par cause à effet, faire de l’art culinaire une science exacte. Il s’est basé sur une analyse très poussée de la mécanique du goût, étudiant maigreur et l’obésité, l’affluence de la diète sur le repos, le jeûne, l’épuisement et la mort..
L’étude de la gastronomie nous mène vers un savoir interdisciplinaire et complexe, car s’y intéresser c’est se mêler de « tout ce qui se rapporte à l’homme en tant qu’il se nourrit », ce qui exige des connaissance dans de multiples domaines, tels que l’agriculture, l’économie, l’agroalimentaire, la chimie, l’hygiène, la sociologie, l’anthropologie, l’écologie, la médecine, des savoirs technologiques, traditionnels et modernes.
La nourriture mérite , à cet effet, en tant que moyen indispensable pour l’entretien, la réparation du corps humain, une attention particulière et une place prioritaire au centre des politiques des gouvernements ; car comme le révèle un paysan du Kentucky Wendelt Berry « manger est un acte agricole »
Et donc, si manger est l’acte agricole, il est important de s’y intéresser à ,tous les niveaux : partant de la culture des produits agricoles sains, de leur mise sur le marché, de leur transformation, leur conservation, leur fabrication, ……etc., ce qui nécessite une haute culture, des savoirs de pointe, des technologies évoluées pour prévenir tout trouble, surtout à notre époque, où la pollution a fait rage dans sur tous les espaces.
La conservation et la préservation de la santé du capital humain, gage de tout développement est donc, en partie tributaire de la mise au point d’une alimentation saine, riche, bio. D’où la cuisine doit réellement être considérée comme une science exacte qui traite de tout ce qui a rapport avec la santé, et le maintien de l’organisme de ces acteurs de la socio économie d’une nation.
La gastronomie, en tant que science, n’est pas une discipline isolée, mais elle est en liaison étroite avec toutes les branches vitales, car elle y puise ses ingrédients et ses condiments. Parler art culinaire, c’est parlé de l’agriculture, de l’élevage, des civilisations, des traditions, des religions, de la médecine, de l’industrie, de la formation et de l’éducation, de l’artisanat, et la liste est longue.